dimanche, 30 mars 2008

Les exclus d'aujourd'hui

Samedi : 17h30.
Objectif : acheter deux briques de thé hypothermiques.

Rien d'excentrique à trouver un magasin hypertophique, des enfants rabiques, des mères hystériques, des pères colériques, des caissières antipathiques et une file d'attente kilométrique.
Là dessus, j'ai jeté un regard quasi-cynique sur le spectacle qui s'offrait à moi et je suis allée me placer dans la file d'attente. (J'en ai même abandonné les rimes).

Une fois mes emplettes terminées, je m'apprête à sortir du magasin, quand mon attention fut attirée par les bancs à la sortie magasin. Je m'attendais à voir des enfants attendant leurs parents, des chiens attachés attendant leurs maîtres, ...

Non.

J'ai vu des vieux.
Pas des personnes âgées, des seniors fringants, des aînés, des anciens cacochymes, des vénérables patriarches.
Non des vieux.
Pas ceux qu'on vous montre à la télé, l'éternel grand-père souriant avec des caramels emballé dans du papier doré, ni la grand-mère qui savoure son café...
Juste des vieux.
Assis là, en train d'attendre.
Attendre quoi, je n'en ai pas la moindre idée.

Simplement, j'ai eu une sensation de malaise. Malaise devant ces nouveaux exclus de notre société moderne, jeune, hypertechnicisée... pour laquelle les vieux ne sont plus rentables, pas assez rapide, plus capables de s'adapter...

On a encore tant a apprendre de ceux qui nous ont précédé.
Je trouve dommage que, dans notre course de tout les jours, qu'on n'ait plus le temps de s'arrêter, d'écouter ce qu'ils ont à nous dire.

D'entendre leur émerveillements sur les fleurs du printemps, et leurs souvenirs d'avant après la guerre.

De les entendre simplement

Et de leur laisser une petite place.