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mercredi, 20 février 2008

Amour et Vérité

Un homme marchait dans le désert. Il ne savais plus exactement depuis combien de temps il marchait comme ça. Cela lui semblait une éternité. Il était parti de chez lui pour trouver un trésor. Mais la recherche n'était pas aisée, il s'était perdu, et voici cela faisait des jours qu'il errait sans savoir où il allait. L'air était brûlant, et il peinait à respirer.
Il essayait vaillamment de continuer d'avancer... mais bientôt la fatigue eut raison de son courage et il s'effondra.

Il perdit connaissance pendant plusieurs heures avant de recouvrer ses sens. Lorsqu'il ouvrit les yeux, il vit une jeune femme très belle. Elle était voilée, mais il pouvait voir son visage. Elle avait des traits réguliers mais dure. Sans doute avait-elle une vie difficile dans le désert.

Celle-ci s'approcha de lui. Elle lui dit : Ce que tu cherches, tu n'en es pas loin.
Et, elle disparut.
L'homme encouragé par ces paroles, essaya de se relever. Mais il était bien trop faible pour continuer. Il essaya de ramper, mais autour de lui, il n'y avait que du sable... et au dessus de lui qu'un soleil de feu.
La voix se fit à nouveau entendre : Tu ne peux pas y arriver comme ça, il faut d'abord que tu te reposes et que tu manges.
Surpris, il haussa les yeux, mais ne vit personne. Quel conseil vain ! Bien sur que dans l'état dans lequel il se trouvait il ne parviendrait jamais.

Si tu restes là, tu vas mourir.

Je le sais bien, se dit-il intérieurement, et il ferma les yeux et décida d'attendre la mort.

Une main, rêche de labeur et douce de veillesse lui passa un peu d'eau sur le visage. Il revint à lui et vit une veille femme, dont les beaux yeux bleus ne regardait nulle part. Il allait l'interroger, mais elle lui fit signe qu'elle était muette.
Comment une dame d'un âge aussi vénérable, aveugle et muette pouvait se trouver dans un lieu aussi isolé ?
Elle lui tendit une outre, dans laquelle se trouvait une eau délicieuse, qui étancha rapidement sa soif. Ensuite, elle lui offrit une branche de dattier recouverte de fruits qui lui permis de recouvrer des forces.
Enfin, elle lui fit signe de l'accompagner, et, à sa grande surprise, elle le mena plus loin dans le désert. Ils marchèrent tout deux silencieusement... durant plusieurs jours et plusieurs nuit. La vieille dame su se procurer des fruits et de l'eau, et parfois même un peu de viande.
Ils arrivèrent bientôt devant une haute muraille, fermée par une grille de fer forgé.
Deux gardes se tenaient devant l'entrée et ne semblait pas prêt à laisser passer qui que ce soit.

La vieille se tourna vers le jeune homme, et lui fit comprendre qu'elle ne pouvait rien faire.
Le jeune homme s'approcha, et essaya de parler aux gardes, il leur proposa de l'argent, prétendit que cette vieille dame était sa mère mourante. Il fut très inventif, mais rien n'y fit.
Soudain, derrière la porte, apparut la jeune fille voilée.
-Pourquoi mens-tu ?
-Ce sont eux, ils ne veulent pas me laisser entrer.
-Tu n'as pas répondu à ma question, pourquoi mens-tu ?
-J'ai cru que dire la vérité à ces gardes ne servirait à rien. Qui laisserait entrer un vagabond qui n'a ni or ni argent ? Tel que je suis, personne ne me permettrait d'entrer.

Les gardes reculèrent, et la grille s'ouvrit lentement d'elle-même.

La vieille dame entra et la jeune fille dit : Viens, entre aussi.
-Pourquoi la porte s'est elle ouverte ?
-Parce que tu as dit la vérité. Tout les mensonges du monde ne servent à rien devant ses portes, et les gardes que tu as vu ne font qu'impressionner les plus timides.
Mais tout au long du chemin, nous t'avons guidé ma mère et moi. Je suis Vérité, et voici ma mère, Amour.
Je peux dire ce qui est vrai, et savoir qui me ment. Je connais toute les choses de cet univers, mais elles ne me servent à rien, si mère n'est pas avec moi.
Ma mère Amour, ne sait pas parler. Elle ne connait que peu de chose mais elle aime infiniment tout être humain.
Moi, je sais tout ce qui est vrai et faux, et cette certitude me fait souffrir, j'aimerai aussi pouvoir aimer...
Mais, je sais que si je n'étais pas là, il n'y aurait pas d'ordre, ni de justice, ni de réalité... tout serait faux ou vrai... mais nul ne saurait la différence.
Et connaître la vérité sans l'amour n'aurait mené à rien. Tu m'as entendu dans le désert.
Je cherchais à t'aider, car je savais que tu me cherchais, mais, sans amour... tu n'aurais rien pu faire.
Viens, entre maintenant, je vais te présenter au Roi de ces lieux.