mardi, 14 août 2007
Films de filles
Fim de filles
Drôle d'expression qui ne veut rien et tout dire à la fois. Un peu condescendante, mais je l'utilise avec une certaine ironie je dois dire. Je suis une fille et j'aime les films de filles ! Point. Je crois que c'est dans la bouche de Jr que je l'ai entendu la première fois. Film de fille désigne généralement, une comédie sentimentale, une histoire à l'eau de rose, ou n'importe quel autre film qui nous ferait pleurer comme une madeleine. Il faut un bel acteur, une belle actrice, une histoire d'amour impossible, et un happy end (ou pas... comme ça on peut vider la boite de mouchoir, et finir la plaque de chocolat sans remords).

Il est des coups de coeur qui ne s'explique pas. Des coups de tonnerre dans un ciel bleu. Emma l'entremetteuse, est pour moi l'un d'eux. Film tiré d'un roman de Jane Austen, auteur anglaise que je suis en train de découvrir, il raconte les déboires d'une jeune fille de la bonne société du XIXe qui cherche à trouver un prétendant pour l'une de ses amies.
L'intrigue n'est pas exceptionnelle, et à proprement parler, il y a sans doute de plus grand chefs-d'oeuvre que ce film. Emma a un caractère détestable (doublé d'une voix horripilante pour la VF), et certains personnages ne sont guère mieux. Mais, si je l'ai tant aimé, ce n'est ni pour son intrigue, ni pour les acteurs (qui sont au demeurant excellents), mais pour l'atmosphère délicieusement maniérée et raffinée qui est dépeinte. Les personnages se trouvent, conversent, se disputent, le tout avec une retenue et un style qui, à mes yeux de jeune fille du XXIe, frise le ridicule, et qui paralèllement charme mon coté fleur bleue.
L'ayant d'abord vu toute seule, puis revu en compagnie de ma petite soeur de coeur, ce film est devenu "culte" pour nous. Les répliques sont irrésistibles, le décor est charmant, et tout concourt à faire de ce film un moment inoubliable.
Après mon engouement pour Emma, on m'a proposé de voir Pride and Prejudice. Au vu de mon coté fleur bleue, ce film avait tout pour me plaire. En effet je n'ai pas été déçue, c'est au chef d'oeuvre ! A mon sens, il a un style, une histoire, et un genre qui font de ce film quelque chose de beaucoup plus dramatique et majestueux qu'Emma. Mrs Benett a mis au monde 5 filles, et son principal souci dans la vie est de leur trouver un mari. Un tourbillon de bal, de coeur pris ou brisé dans lequel la seconde fille va tomber amoureuse de l'homme le plus improbable : le très froid et orgueilleux Darcy. Cet amour sera t'il possible ?
Question que l'on se pose tout au long du film. On garde cette même ambiance légère, frivole, où il est sans cesse question de bal, de robes, de fiançailles ou de mariage, et sur cet arrière-plan, on place deux caractères nobles, passionnés, froids, fier et obstiné. Le résultat est magnifique ! J'ai adoré ! Que dire de plus... ?
Pour continuer le cycle des adaptations des romans de Jane Austen, le dernier film vu est Sense and Sensibility. Après la légèreté d'Emma, et le sérieux de Pride and Prejudice, j'avais des attentes sur ce film qui malheureusement m'a un peu déçu. Une maisonnée qui n'a que des filles, se trouve dépossédée de ses biens, et obligée d'aller vivre à la campagne. Le commencement se passe dans les larmes, et l'on se demande comment les deux jeunes filles parviendront à faire un mariage. Elinor et Marianne, que leur caractères opposent, l'une est réservée, calme, et raisonnable, l'autre est extravertie, romantique et passionnée, partagent une profonde amitié. Toutes deux ont leurs histoires d'amour qui pourraient les sauver de la misère, quand soudain, le prétendant de Marianne disparaît...
Bien entendu, on retrouve cette atmosphère que j'aime tant, les belles robes, les bals, les histoires d'amour... mais avec pour moi un goût de déjà vu au niveau de certains éléments dans l'intrigue, l'impression de retrouver quelque chose de Pride and Prejudice en moins bien. Notamment, le belâtre qui a fait du mal à la jeune protégée de l'homme dont l'héroïne va tomber amoureuse (La soeur de Darcy / la jeune protégée du Colonel Brandon). Enfin, un bon film tout de même, j'ai aussi passé une bonne soirée, mais je l'ai trouvé un peu trop prévisible.
Et maintenant quittons le monde du XIXe, les romans de Jane Austen pour nous interesser au monde d'aujourd'hui. Un film que j'ai vu, revu, rerererevu et rerererererererevu. Au premier abord, je me suis dit pfff, encore un film de fille un peu mièvre, mais au fil de l'histoire, j'ai découvert que c'était beaucoup mieux que ça.
A walk to remember est l'histoire de Landon Carter, prototype du jeune lycéen cool, chef de bande, orgueilleux et beau gosse, et de Jamie Sullivan, fille de pasteur et canard boiteux de l'école. Ils commenceront par faire un partenariat pour apprendre leur rôle dans la pièce de théâtre de l'école. Sans surprise, ils finissent par tomber amoureux l'un de l'autre. Si le film s'arrêtait là, ce serait encore un de ces films à l'eau de rose... Sauf que ce que va donner une touche bien plus dramatique et sérieuse au film, Jamie est atteinte d'une maladie incurable, et le temps leur est compté.
C'est une tragédie romantique d'une certaine manière, mais j'ai aimé le fait que les personnages ne soient pas complètement stéréotypés. Ils ne sont pas parfaits, mais sont simplement des gens comme tout le monde qui essayent de faire du mieux qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont entre les mains. C'est un film très beau, très émouvant, et bien au delà des "clichés" sur les films de filles.
At last but not least, Because I said so est le dernier film du genre que je suis allée voir. Une mère poule qui cherche le prétendant parfait pour sa fille. Léger, drôle, avec des moments un peu plus sérieux. Un film très sympa mais sans plus.
15:20 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : A walk to remember, Because i said so, jane austen, pride and prejudice, sense and sensibility, emma



Commentaires
Je dois dire que mes craintes sur "Emma" sont amoindries en apprenant que ça vient de Jane Austen, je dois avouer avoir énormément apprécié "Pride and Prejudice" (le livre, en VO), peut-être que ça prouve que j'ai des ancêtres féminins, ou bien c'est juste parce que c'est du magnifique anglais début 19ème comme on n'en fait plus avec un "wit" (enfin, un humour) qui me convient totalement.
Bien sûr, faire un film avec un bon bouquin est toujours un danger, on verra quoi bref!
P.S: Je n'ai certainement pas la paternité de l'expression "film de fille", mais je trouve que ça résume bien le genre!
Ecrit par : JR | mardi, 21 août 2007
Ecrire un commentaire